Ville de l’intervention : Libreville
À la suite d’un signalement de dommages sur une cargaison de concentré de tomate en boîtes métalliques, Unilex Maritime, représenté localement par Omega Marine Gabon, a été mandaté pour réaliser une expertise complète et contradictoire.
L’objectif : déterminer la cause, la nature et l’étendue des dommages observés sur plusieurs milliers de boîtes à leur arrivée à Libreville
La cargaison, expédiée depuis l’Asie vers le port d’Owendo, comprenait 9 535 cartons de concentré de tomate en boîtes de 70 g, conditionnés par lots et répartis dans quatre conteneurs de 20 pieds.
Lors du dépotage, l’importateur a constaté que de nombreuses boîtes présentaient une corrosion sur leur fond, entraînant la dégradation visuelle du produit et la dépréciation de la marchandise
L’équipe d’Unilex Maritime Gabon s’est rendue sur site les 2 et 3 juin 2021 dans l’entrepôt du réceptionnaire, à Valley Sainte Marie – Libreville.
L’inspection a porté sur un échantillon représentatif de 40 cartons, soit 4 000 boîtes de concentré.
Les résultats ont révélé que :
63,37 % des boîtes présentaient de la rouille sur leur fond ;
La partie supérieure restait intacte et sans corrosion ;
Le vernis protecteur interne était écaillé, exposant le métal à l’humidité
Ces constatations ont été confirmées par une série de photographies prises sur place (pages 7 à 13 du rapport).
L’analyse technique a mis en évidence que la corrosion provenait d’un défaut de protection au niveau du vernis de fond, probablement liée à un frottement sur surface dure lors de la fabrication ou du conditionnement.
Cette micro-abrasion a permis à l’humidité ambiante d’attaquer le métal, favorisant la formation de rouille localisée.
Le phénomène a pu être aggravé par un stockage prolongé en zone humide, notamment durant les transbordements à Singapour et Pointe-Noire, où les conteneurs sont restés plusieurs semaines en attente
L’absence de traces d’eau ou de moisissure sur les cartons confirme qu’il ne s’agissait pas d’un dégât d’eau en transit, mais bien d’un vice d’emballage ou de conditionnement.
Après concertation entre les parties, une dépréciation forfaitaire de 30 % sur l’ensemble de la cargaison a été retenue comme juste et raisonnable.
Cette solution a permis d’indemniser le réceptionnaire tout en tenant compte de la possibilité de commercialiser les boîtes non oxydées.
Le rapport final a été transmis aux assureurs pour règlement du sinistre
Grâce à son intervention à Libreville, Unilex Maritime a pu déterminer la cause réelle des dommages et établir un rapport technique détaillé et contradictoire, reconnu par les assureurs internationaux.
Cette expertise démontre la rigueur et la précision des interventions d’Unilex dans le domaine des sinistres sur denrées alimentaires transportées par voie maritime.